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- 2006, Benjamin Pradel, Entre institutionnalisation et clandestinité : le graffiti ou l'hydre à deux têtes |
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BENJAMIN PRADEL
Entre institutionnalisation et clandestinité : le graffiti ou l’hydre à deux têtes
in "C'est ma ville!", l'Harmattan, 2005
www.argonautes.fr, Consommations & Sociétés n°7
Le graffiti est apparu en France au début des années 80. Son caractère illégal affirmé a freiné les possibilités d’appréhension de la valeur esthétique de ses conclusions opératoires. Relégué dans le champ des déviances urbaines à combattre, la méconnaissance de cette expression plastique s’est très vite transformée en une somme de représentations faussées de la réalité. Ces tracés incivils et incompréhensibles pour les non initiés étaient le fait d’une population nécessairement jeune et délinquante issue des banlieues qui recueillaient alors tous les griefs de notre société. Malgré leur présence dans certaines galeries d’art, l’émergence d’artistes proches du mouvement comme J.-M. Basquiat ou l’émergence d’un milieu associatif visant à promouvoir la discipline sur la scène locale voir nationale, l’image du graffeur destructeur est celle qui cristallise toutes les attentions. En ce sens, la facette créative et artistique du graffiti a souvent été ignorée. Les premières approches médiatiques ou en terme de politique de la ville se sont plus penchées sur la dimension identitaire et revendicative d’une forme d’appropriation de la ville que sur la dimension plastique de ce mode d’expression hors-cadre. Le raisonnement était plus d’étudier les logiques d’acteurs afin de les légitimer ou de les combattre, que de s’intéresser à l’aspect novateur et créatif de la discipline.
Benjamin PRADEL a soutenu en 2003 son mémoire de troisième année intitulé « Une action plastique en milieu urbain : le graffiti ou l’impossible reconnaissance » à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble, sous la direction de B. Hofmann, au sein du séminaire « Habitat et société ». Diplômé de la section « Politique et Economie Sociales » en 2004 il suit actuellement le DEA « Mutations urbaines et gouvernances territoriales » sous la direction de F. Ascher à l’Institut Français d’Urbanisme tout en travaillant comme auxiliaire de vie scolaire.
benjamin.pradel@laposte.net
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