Chroniques anthropologiques

 

 

2018 06, Dominique Desjeux, L’empreinte anthropologique du monde, méthode inductive illustrée

2018 SP DESJEUX EMPREINTE ANTHROPOLOGIQUE

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Sans l’avoir cherché, comme bien souvent dans les approches inductives qui explorent un territoire sans bien savoir où est la route, mon livre s’inscrit dans le courant de l’histoire mondiale et environnementale. Ce courant historique est représenté par des auteurs comme John R. McNeill, Kenneth Pomeranz, Jared Diamond, Gregory Quenet, Robert B. Marks, Jürgen Osterhammel, Brian Fagan, pour ceux que j’ai lus. Tous ont pour point commun de présenter une histoire qui cherche à comprendre quels sont les acteurs qui contrôlent les ressources de l’écosystème, celles liées à l’énergie humaine, homme ou femme, animale, solaire, éolienne, hydraulique, toutes les bioénergies qui précèdent le charbon, le pétrole et le nucléaire, celle des routes commerciales, celle des techniques militaires qui permettent le contrôle des routes à travers lesquelles circulent et se concentrent, dans un ou plusieurs centres mondiaux, les biens et les richesses. Les religions jouent un rôle de justification de ce contrôle. La question énergétique est un des fils rouges de ce livre depuis la conquête de Madagascar pour fournir de la main-d’œuvre à la Réunion au 19e siècle, jusqu’à la Chine des années 2000, en passant par le bricolage et le gazon aux États-Unis, la France et l’électroménager des années 1990.

Le 2e fil rouge est celui de la consommation qui était absente au début de mes enquêtes à la fin des années 1960, pour devenir primordiale à partir des années 1990. Aujourd’hui le phénomène massif de la très forte croissance de la classe moyenne mondiale, fait de la consommation le facteur explicatif central des transformations du monde et des tensions géopolitiques.

Le 3e fil rouge est un questionnement sur la science, sur les échelles d’observation, sur les effets de situation, sur l’importance de l’observation et de la description en « langage naturel », sans concept abscons, sur la théorisation comme compréhension des liens qui existent entre les éléments d’un même phénomène. Pratiquer une méthode inductive ne veut pas dire que comme chercheur je n’ai rien dans la tête, bien au contraire. Je possède de nombreux points de comparaison accumulés à travers des enquêtes menées en équipe, et dont une partie est présentée ici tout au long des 25 chapitres. J’ai acquis au final une compétence méthodologique qui me permet de me repérer quand je n’ai pas de point de repère. Ce sont des méthodes qui libèrent. Toutes ne sont pas indispensables. Si elle tourne à la secte, il vaut mieux les éviter. Les échelles d’observation favorisent la pensée mobile qui permet de comprendre les effets de structure. Elles évitent la sédentarisation propre aux écoles de pensée.

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